Focus sur Visa 2018

par les étudiants de l'ESJ PRO Montpellier

Ce qu’il faut retenir du jeudi 6 septembre

Retrouvez, chaque matin, le résumé des dernières 24 heures du festival Visa pour l’image.

Cet article a été écrit par Coline Paistel et Hugo Huaumé.
Publié le 07.09.2018 à 10h36 à Perpignan
Dernière mise à jour le 07.09.2018 à 12h03
© Focus sur Visa

Des prix, des prix et encore des prix

Les remises de prix se poursuivent. Le Visa d’Or de l’information numérique a été décerné ce jeudi 6 septembre, aux belges Valentine Van Vyve et Olivier Papegnies pour « Koglweogo, miroir d’une faillite d’Etat ». Un reportage multimédia sur ces groupes d’autodéfense au Burkina Faso, formés par des villageois face à l’insécurité et paru sur le site du quotidien La Libre.

Retrouvez l’ensemble du palmarès de la 30e édition, mis à jour régulièrement par notre rédaction.

Les femmes s’imposent et exposent

Elles ne sont que 87 femmes photographes à avoir obtenu leur carte de presse en 2017. Contre 590 hommes. Un chiffre choc dévoilé, lors de la table ronde sur les femmes photojournalistes au Palais de Congrès.

Une représentante du ministère de la Culture l’a assuré, une feuille de route est sur la table pour plus d’égalité dans le métier. Il est grand temps !

Une scène, deux photos

Paula Bronstein, photojournaliste américaine exposée à Visa, suit le quotidien des Rohingyas en Birmanie depuis 2012. L’un de ses confrères, Kevin Frayer, expose, lui aussi, ses images sur l’exode de ces apatrides.

Sur le terrain, les deux photographes se sont retrouvés à prendre deux photos de la même scène, celle d’une femme portant son bébé mort. Les deux images sont similaires, l’une est en noir et blanc, l’autre en couleur. 

« Nous étions coude à coude, face à tous ces corps. C’était le pire scénario possible… », a confié Paula Bronstein, lors d’une rencontre publique organisée jeudi 6 septembre au Palais des Congrès.

Et aussi :

Une photo, une histoire #4. Alice Martins, photojournaliste brésilienne, nous raconte la désolation d’un homme, debout dans un cimetière de Mossoul (Irak) détruit par des militants de l’organisation Etat islamique, juste avant leur fuite.

Dans les poches de… Émilienne Malfatto. Ses images du peuple des Marais, en Irak, ont été diffusées à la projection du 4 septembre 2018, au Campo Santo. Que glisse t-elle dans son sac de reportage ? Nous lui avons posé la question.

Les indiscrètes, épisode 3. Faites un tour dans les coulisses de Visa.

L’anecdote. Interdites de séjour au Nord du Yémen, la photographe Véronique de Viguerie et son acolyte reporter, Manon Querouil ont traversé ce pays en guerre, à l’arrière d’un taxi, intégralement recouverte d’un niqab et abaya. Traversant des dizaines de checkpoints sans se faire prendre. Leur chance ? La-bas, les policiers ne parlent pas aux femmes. Le compte rendu de son exposition sur le Yémen, la guerre qu’on nous cache est à lire ici.

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