Focus sur Visa 2018

par les étudiants de l'ESJ PRO Montpellier

Dans les poches de Marc Dozier

Le photographe, dont les clichés sont exposés au Couvent des minimes, a beaucoup travaillé en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Cet article a été écrit par Sarah Bourletias.
Publié le 05.09.2018 à 09h53 à Perpignan
Marc Dozier a photographié les détenus de la prison de Bomana, située dans le nord-est de l’île. ©Sarah Bourletias

Quand vous partez en reportage, que mettez-vous dans votre sac ?

Il y a un vrai bordel ! Entre 10 et 15 kilos de matériel. J’emmène toujours deux boîtiers, trois objectifs, des disques durs… Tout dépend du reportage que je suis amené à réaliser. Pour la prison en Papouasie Nouvelle-Guinée, j’avais apporté une casquette que des prisonniers m’avait offerte lors d’un précédent reportage. C’était une façon pour moi de leur dire : je suis des vôtres. Comme je travaille souvent sur la Papouasie, j’aime apporter des tirages, des documentaires ou des films que j’ai réalisés et les partager avec les gens que je photographie.

Quel est votre appareil photo préféré ?

Je n’en ai pas. Lorsque je donne des cours de photographie, j’ai l’habitude de dire à mes élèves que le matériel est le moins important. Un appareil photo, c’est lourd, ça coûte cher, ça tombe en panne et c’est toujours moins rapide qu’un regard. Ce que j’aimerais, c’est pouvoir photographier en un clignement d’œil. Finalement, l’appareil photo n’est qu’un outil, un outil qui me laisse assez froid.

Préférez-vous travailler en argentique ou en numérique ?

En numérique. Au début de ma carrière, je travaillais en argentique et, comme beaucoup de photographes, je restais sceptique sur le digital. Puis un magazine pour lequel je bossais m’a demandé de passer au numérique et j’ai dû m’adapter. Aujourd’hui, je ne reviendrais à l’argentique pour rien au monde ! Le digital a tout simplement multiplié par dix les possibilités de photographier. Il est possible de prendre des photos la nuit, autour d’un feu, dans une pièce seulement éclairée par des bougies… Le numérique a augmenté le champ des possibles et la créativité.

Qu’il y-a-t-il dans vos poches au moment de cet interview ?

Mon téléphone portable. Je prends tout le temps des photos avec. Rien qu’aujourd’hui, j’en ai pris 28.

Avez-vous un porte bonheur lorsque vous partez en reportage ?

Non, je n’en ai pas.

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