Focus sur Visa 2018

par les étudiants de l'ESJ PRO Montpellier

Dans les poches d’Olivier Jobard

Plusieurs fois primés à Visa, il expose ses portraits de Ghorban Jafari, jeune homme naturalisé venu d’Afghanistan.

Cet article a été écrit par Sarah Bourletias. 
Publié le 04.09.2018 à 12h30 à Perpignan
Olivier Jobard a photographié les retrouvailles de Ghorban et sa mère, un moment intime qu’il ne pensait pas pouvoir capturer. © Sarah Bourletias

Quand vous partez en reportage, que mettez-vous dans votre sac?

Du matériel le plus léger possible ! Lorsque je suis en Afrique, le sac que je prends doit être léger et ne jamais restreindre ma mobilité. L’idée, c’est que je puisse tout porter moi-même et le faire longtemps. Dans mon sac, j’emmène toujours un Sony Alpha 7, car il me permet aussi bien de prendre des photos que de filmer. J’emmène aussi une optique lumineuse, un zoom, un trépied, un micro et des piles au lithium. Ça, c’est pour le matériel photo. Mon « kit de survie », c’est une bonne paire de chaussures, une lampe de poche et une gourde avec un filtre. Comme ça, je suis sûr de pouvoir boire de l’eau même lorsque je suis au Soudan ou en Afghanistan et qu’elle peut ne pas être potable.

Quel est votre appareil photo préféré?

Sans hésiter : un Sony Alpha 7 avec une compression K22 moindre pour la vidéo.

Préférez-vous travailler en argentique ou en numérique?

L’ère de l’argentique, pour moi, c’est révolu, même si j’ai déjà travaillé en argentique et que je ne dénigre pas sa qualité. Le numérique coûte moins cher, la définition est meilleure, les boîtiers sont plus performants et robustes et offrent donc plus de possibilités. Le travail de post-production est également plus facile avec le numérique. Il impose moins de contraintes au transport. Au début de ma carrière, lorsque je travaillais en argentique dans des pays chauds, j’étais obligé de conserver les rouleaux dans des sacs de glace afin de préserver leur qualité. Le numérique est au contraire beaucoup moins contraignant. Il convient mieux à mon travail de photographe : plutôt que miser sur l’esthétique, j’essaie davantage de capturer l’instant.

Qu’il y-a-t-il dans vos poches au moment de cet interview?

Mon porte-feuille et mon téléphone portable ! Je l’ai toujours avec moi pour consulter mes mails. En revanche, il me sert beaucoup moins pour mes reportages. Les photos que je prends avec mon smartphone sont essentiellement des photos privées, des souvenirs ou des pense-bêtes. Si j’ai aimé une bonne bouteille de vin, je préfère prendre en photo l’étiquette que de noter l’appellation ou l’année sur un bout de papier. Comme ça, au moins, je suis sûr de la retrouver !

Avez-vous un porte bonheur lorsque vous partez en reportage?

Non, je n’en ai aucun.

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