Focus sur Visa 2018

par les étudiants de l'ESJ PRO Montpellier

Dans les poches de Shirin Abedi

Étudiante en photographie à Hanovre en Allemagne, Shirin Abedi expose ses clichés de Téhéran à la Salle des Libertés.

Cet article a été écrit par Sarah Bourletias.
Publié le 05.09.2018 à 15h32 à Perpignan.
Née à Téhéran en 1996, Shirin Ebadi étudie la photographie à l'université de Hanovre en Allemagne.
Les photographies de l’étudiante témoignent autant des conditions de vie des Iraniens que de celles des femmes de Téhéran. @Sarah Bourletias

Quand vous partez en reportage, que mettez-vous dans votre sac ?

De l’argent, une carte d’identité et mon agenda, que j’emmène partout avec moi. Pour le matériel photo, je pends soit un Canon 5D mark 3, soit un Fuji X100S. Quand j’ai envie de réaliser un vrai travail autour des couleurs, je choisis d’emmener le Canon. Il est aussi très pratique, car les touches pour effectuer les réglages et prendre la photo sont du même côté. L’intérêt du Fuji, c’est qu’il est petit. Avec lui, je peux me fondre dans le décor. Comme il est un peu ancien, les gens ne se doutent pas que je suis étudiante en photographie, ils se laissent photographier facilement. De façon générale, je préfère toujours travailler avec un petit appareil photo qu’avec du gros matériel. C’est pareil pour le sac. Je ne veux pas qu’il soit trop gros ni trop lourd, sinon les gens ont l’impression que je réalise un reportage très important. Je tiens au contraire à garder un rapport simple avec eux.

Quel est votre appareil photo préféré ?

Le Fuji XT2PR. C’est l’appareil photo de mes rêves ! Comme il est assez cher, je ne l’ai pas encore acheté. Mais le Fuji X100S convient déjà très bien pour les photos que je prends.

Préférez-vous travailler en argentique ou en numérique ?

Même si j’adore les photographies anciennes, je travaille toujours en numérique car c’est beaucoup plus simple pour moi. Acheter les films et les développer, c’est assez cher, l’argentique me convient donc moins. On doit payer pour chaque photo que l’on souhaite développer alors que certaines ne sont pas toujours réussies. Le numérique simplifie le travail du photographe.

Qu’il y-a-t-il dans vos poches au moment de cet interview ?

Mon téléphone portable. Je l’ai toujours avec moi et je n’hésite pas à prendre des photos avec. Je les poste sur mon compte Instagram, où j’essaie de proposer régulièrement des photos. Pour moi, c’est comme un journal de bord et une façon de montrer mon travail et mes clichés, de les partager avec ceux qui me suivent.

Avez-vous un porte-bonheur lorsque vous partez en reportage ?

Mon appareil photo, le Fuji. Je l’ai en permanence avec moi et je lui ai même donné un nom : Morvarid. Il me suit partout ! Pour le reste, je n’ai pas vraiment de porte bonheur mais des bijoux que je porte tout le temps, tous les jours. J’ai un bracelet qui appartient à ma mère et deux autres en tissus autour de la cheville, que mes amis m’ont offerts. Comme ça, j’ai l’impression que les gens que j’aime sont toujours avec moi. C’est aussi une façon de ne pas oublier d’où je viens.

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