Focus sur Visa 2018

par les étudiants de l'ESJ PRO Montpellier

Flashback #4 : Cinq souvenirs de festivaliers

Nous avons demandé à des visiteurs habitués du festival ce qu’évoque pour eux Visa pour l’image.

Cet article a été écrit par Baptiste Gouret et Margot Hairon. 
Publié le 07.09.2018 à 14h19 à Perpignan.
Des centaines de festivaliers franchissent chaque jour les portes du Couvent des Minimes pour voir, entre autres, l’exposition « Big food » de George Steinmetz. ©Margot Hairon

#1. Nicole : « Bouleversée à chaque nouvelle édition »

« Il y a quelques années, j’ai vu une exposition sur des femmes voilées en Afghanistan. Ça m’a profondément choquée et rendue triste. On les cache, elles n’ont plus de figure. En tant que femme, ça m’a marquée. C’est toujours un grand bouleversement, à chaque nouvelle édition. »

#2. Noëlle : « Trop d’images violentes »

« Je suis venue il y a quelques années avec mes petites filles de 10 et 12 ans. J’avais fait du repérage et je leur avais montré des photos d’animaux et du métro new-yorkais. Il y avait des sujets légers qu’on pouvait partager. Mais ces dernières éditions, il y a trop d’images violentes. Il faut savoir se protéger. »

#3. Christian : « Un souvenir flou »

« Je viens depuis 22 ans. Sur le moment, les photos m’émeuvent toujours. Mais après, la vie reprend son cours. Il y a trop de photos semblables. Lorsqu’on cumule les années de visite, on n’a qu’un souvenir flou de ce qu’on y a vu. »

#4. Eric : « J’y allais pour les lieux d’exposition »

« J’habitais à Perpignan lors des deux premières éditions du festival, avant de déménager. J’y allais davantage pour les lieux d’exposition, qui n’avaient pour la plupart encore jamais été ouverts au public. Le Couvent des Minimes était en moins bon état qu’aujourd’hui. Mais dès 1989, il y avait déjà beaucoup de monde. Le quartier s’animait, les visiteurs photographiaient les gitans qui faisaient la fête. »

#5. Bernard : « On était assaillis par les images de guerre »

« Je suis venu une quinzaine de fois au festival. Ce que je peux dire des éditions précédentes, c’est qu’on était assaillis par les images de guerre, contrairement à aujourd’hui. Là, ce sont les conséquences de la guerre qui sont traitées dans les expositions. C’est un regard plus neuf. On découvre les zones d’ombre. Ce ne sont plus des combats armés, mais des combats plus humains, comme l’exposition sur ces mineurs de Potosí, en Bolivie, qui tentent de survivre. »

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