Focus sur Visa 2018

par les étudiants de l'ESJ PRO Montpellier

Quatre choses à savoir sur le 30e Visa pour l’image

« Donner à voir le monde tel qu’il est », tel est l’objectif que se donne le directeur du festival depuis 1989.

Cet article a été écrit par Hugo Huaumé.
Publié le 03.09.2018 à 16h41 à Perpignan
Dernière mise à jour le 04.09.2018 à 07h59

#1. Trente ans de photos sur le monde

« L’idée de départ n’a pas changé », explique le directeur historique du festival dans son édito, « faire redécouvrir des photographes un peu oubliés, confirmer des talents et permettre à de jeunes photographes de se faire connaître ».

#2. Un festival populaire et gratuit

Visa pour l’image est aussi devenu un succès populaire. En 2018, près de 200.000 spectateurs sont attendus dans les allées des expositions, les salles de conférences et les soirées de projections.

Le tout, entièrement gratuit. Une sorte de combat pour les organisateurs qui ont dû, en 2018 encore, batailler pour boucler un budget de 1,35 millions d’euros.

#3. Zoom sur l’environnement et les migrations

Pour cette 30e édition, l’environnement fait partie des thèmes en une. Au Couvent des minimes, principal lieu d’exposition, est présenté Big Food, de Georges Steinmetz. Ses clichés glaçants de l’agriculture industrielle ont impressionné les visiteurs dès l’inauguration du festival.

À l’étage supérieur, la série Un petit coin, d’Andrea Bruce, interpelle sur les conséquences sanitaires de la défécation en plein air.

Autre sujet central du festival, les migrations : des Rohingyas fuyant la Birmanie aux Latino-américains tentant de rejoindre les États-Unis, en passant par les squats de Johannesburg où s’entassent les migrants africains.

Au total, 25 expositions sont ouvertes au public jusqu’au dimanche 16 septembre, dans onze lieux dédiés du centre-ville de Perpignan.

#4. Une 30e édition sur fond de crise

Visa pour l’image, c’est aussi une semaine cruciale pour les acteurs du photojournalisme. Chaque année, les éditeurs viennent faire leur marché et les photo-reporters vendre leurs projets.

Le rendez-vous de 2018 sera immanquablement marquée par la crise que traverse le métier.

Deux mois avant le début de cette 30e édition, une partie de la profession – dont certains noms célèbres tels Raymond Depardon, Bernard Plossu, Françoise Huguier, Jane Evelyn Atwood – interpellait Emmanuel Macron.

Dans une lettre ouverte intitulée « La photographie ne s’est jamais si bien portée, les photographes jamais si mal » publiée dans Libération, ces photojournalistes demandaient des mesures concrètes face à leur précarisation croissante.

Un sujet sur lequel est attendue la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, dont la visite est prévue vendredi 7 septembre.

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